Pannes érectiles, angoisse de performance et peur de décevoir : comprendre le cercle anxieux pour mieux en sortir
- Autef angélique

- 1 déc. 2025
- 3 min de lecture

Il y a des moments où, malgré l’envie d’être proche, le corps ne répond plus. L’érection hésite, s’interrompt, ou ne revient pas. Et très souvent, avant même de comprendre ce qui se passe, la tête s’emballe.
Pannes érectiles et angoisse de performance : quand la pression prend toute la place
Pour beaucoup d’hommes, une panne érectile isolée surprend. Une deuxième inquiète. Une troisième devient redoutée. Et dès que la crainte s’installe, l’anticipation prend toute la place. Pour leur partenaire, c’est l’inquiétude qui monte : “Qu’est-ce qu’il se passe ? Est-ce que c’est moi ? Est-ce que je peux l’aider ?” Dans mon cabinet, j’entends souvent la même gêne, la même solitude autour de ces moments-là. Et pourtant, il n’y a rien de plus humain qu’une érection qui ne suit pas dans un moment de pression.
Quand l’esprit veut “assurer” mais que le corps se ferme
Ce qui provoque les pannes érectiles dans ces contextes n’a rien à voir avec le désir. C’est une réaction du système nerveux. Dès qu’il perçoit de la pression (la peur de décevoir, la peur de ne pas réussir, la peur d’être jugé) le corps se met en mode vigilance. Et dans ce mode-là, il devient très doué pour… empêcher l’érection.
Le cercle anxieux : plus on a peur que ça arrive, plus ça arrive
Beaucoup d’hommes décrivent alors des pensées intrusives qui coupent net l’élan intime : “Et si ça ne marchait pas cette fois encore ?”, “Je dois absolument réussir”, “Je ne veux pas la décevoir”. Ces phrases semblent anodines, mais elles créent une tension immédiate dans tout le corps. À partir de là, l’attention quitte le plaisir et se fixe sur la performance. Et c’est exactement ce qui coupe l’érection.
Ce que vivent les partenaires : inquiétude, confusion et envie d’aider
Pour le partenaire, c’est souvent déroutant. Certains pensent être moins désirés, d’autres ont peur d’en parler pour “ne pas mettre la pression”... alors que le silence, lui aussi, rajoute du poids. Il est crucial de rappeler que la panne n’est presque jamais liée à un manque d’attirance pour l’autre, ni à un désintérêt affectif. Ce que traverse l’homme dans ces instants est souvent une lutte interne contre la pression qu’il s’impose lui-même. Le partenaire n’a ni causé cette pression, ni le pouvoir de la dissoudre seul. En revanche, il peut devenir un soutien précieux lorsqu’il comprend le mécanisme et qu’un espace de parole s’ouvre.
Comprendre pour libérer : Comment la sexothérapie transforme la dynamique
Le simple fait de comprendre que la panne est un phénomène courant, qu’elle survient chez tout le monde et qu’elle n’est pas l’indicateur d’un trouble profond, change souvent l’expérience. Lorsque nous cessons de voir l’érection comme un test de performance, elle retrouve sa place naturelle : un processus vivant, fluctuant, sensible au contexte, à l’humeur, à l’énergie du moment.
Quand j’accompagne un homme ou un couple sur cette problématique, on ne travaille pas sur “comment avoir une érection”. On travaille sur ce qu’il y a autour : les croyances, les attentes, les peurs d’être “insuffisant”, la difficulté à rester dans le ressenti, les scénarios qui reviennent dès qu’on se rapproche. Et surtout, on redonne un langage au couple pour que la sexualité redevienne un espace vivant et pas un terrain d’évaluation.
Si vous avez besoin d’un espace pour en parler
Vous n’êtes pas obligé(e) de traverser ça seul(e). Ces difficultés sont fréquentes, légitimes, et elles se travaillent très bien en sexothérapie que ce soit en individuel ou en couple. Parfois, quelques séances suffisent à changer profondément la manière dont on vit l’intime.
👉 Si vous souhaitez un accompagnement pour sortir du cercle anxieux et retrouver une sexualité plus sereine, je vous accueille en consultation.


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